Avancer en harmonie avec la nature

Mercredi 19 Septembre 2018
Planète du Cheval au Naturel Magazine n°33

Le syndrome du « stick to me »

Chevaux en liberté conditionnelle

Les chevaux seraient-ils, à l'instar des otages prenant le parti de leurs ravisseurs, victimes d'un avatar du syndrome de Stockholm ? Bonnes poires, ils acceptent la plupart du temps sans broncher des traitements « inhumains », ignorant sans doute que la législation française leur a attribué, en 2014, la qualité d'« êtres vivants doués de sensibilité ». Ce qui n'empêche pas la majorité des cavaliers de leur imposer une relation dominant-dominé fondée sur un système carcéral, le port de fers et de mors, et l'utilisation soi-disant éthologique d'un objet ambigu, le « stick ».

Présenté comme un « outil de communication » susceptible de « développer l'impulsion du cheval » et de « le diriger en liberté », le stick permettrait à la fois de « châtier et caresser ». Au-delà de ce vocabulaire sado-masochiste, c'est bien un nouveau syndrome qui se développe dans l'équitation d'aujourd'hui, celui du « stick to me », qui rend le cheval dépendant de ce petit instrument cruel et, par là même, de son cavalier...
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